PETITE HISTOIRE DU VIN
UNE PRODUCTION TRADITIONNELLE EN ANJOU ET EN TOURAINE
La vigne des coteaux Saumurois plonge ses racines dans la craie. Le vin produit à partir de ces ceps est une composante importante du terroir angevin. Des confréries intronisent nombre d’amateurs, notamment en janvier, mois de la Saint Vincent. Les viticulteurs angevins ont le de deux spécialités recherchées.
Tout d’abord, le Saumur Champigny, 700 hectares de vignes ont été plantés dans ce secteur depuis les années 50. il a été très à la mode dans les années 80. mais on a, à cette époque, privilégié la quantité à la qualité. La macération trop courte rendait sa qualité médiocre. Les années 90 ont marqué une prise de conscience et une vigilance accrue sur la qualité de ces vins.
C’est le « Père Cristal » (1837-1931) qui fait la réputation du saumur champigny. Pour abriter ses ceps, il fît bâtir de longs murd de pierre dans le sens est-ouest sur ses propriétés. Ces constructions qui permettent de lutter contre la sécheresse sont toujours visibles et toujours aussi efficaces. D’autre part, les vins mousseux, L’Anjou, dans ce domaine, est, avec la Champagne, la principale région de production. D’ailleurs, la méthode champenoise de vinification est introduite dans la région en 1811 par Jean ACKERMAN.
Mais la région possède un patrimoine troglodytique apte à accueillir les meilleurs vins. Ainsi, l’extraction des matériaux nécessaires à la construction des châteaux du Val de Loire a laissé derrière elle des cavités dans les falaises qui bordent le fleuve. Elles sont rapidement murées en facade et transformées en caves à vins ou en champignonnières. C’est dans ces caves en rocher qu’aujourd’hui encore macèrent et se bonifient les vins tourangeaux. Certaines d’entre elles sont équipées d’un puit de descente directe de la vendange depuis le plateau. D’autres sont installées sur deux niveaux reliés par un conduit d’écoulement du vin. Longtemps, les femmes nont pas eu le droit de pénétrer dans les caves…Le vin risquait, disait-on, de tourner.
LES MALADIES
Le XIXème siècle est une période de mutationet de tourmente pour la production vinicole. La révolution industrielle, les marchés effacent les frontières grâce au développement des transports. Mais ces relations commerciales avec l’étrangers introduisent en France des maladies végétales : l’oïdium en 1845, puis le célèbre phylloxéra en1863.
Ce petit hémiptère américain, proche du puceron, détruit les vignes du Gard, puis de l’ensemble du territoire. Mais ce n’estpas tout…. Le mildiou suit en 1878 et le black rot en 1885. On sortira du cercle infernal à l’orée du nouveau siècle en important…..des ceps américains résistants à ces maladies.
A cette époque, pour compenser les pertes de la viticulture, ce développe le curieux artisanat de la « pomme tapée ». Il s’agit de déshydatrer les fruits et de réduire leur volume en tapant dessus avec un petit maillet. Les vignerons de Turquant en vendent 500 tonnes en 1890…. Dans le même temps, l’exportation des vins pose un problème de conservation : des bacteries modifient la qualité du breuvage. C’est Louis PASTEUR qui, en 1822 et 1895, étudie les maladies du vin puis les procédés de fermentation à partir de 1863. Il met en évidence le rôle des micro-organismes, combat la théorie de la génération spontanée et invente une méthode de conservation par chauffage des boissons qui fermentent. Elle portera son nom : la pasteurisation.